31 janvier 2008
En avant dernière
J'ai testé les examens à la fac
Paris 1 pour être exacte. En L1 Gestion.
Rappel des faits: j'enseigne les matières comptables en cours du soir. J'ai préparé un master en la matière en école de commerce. Mon CV implique donc un théorique "les doigts dans le nez une L1, très chère"
Je me lance donc. Bon pas tant que ça. Parce que j'attends de recevoir ma convocation aux dits examens. Et force est de constater que convocation je ne reçois point. A Paris 1, comme un grand tu es censé te débrouiller tout seul mon enfant pour savoir où et quand tu es attendu.
Je ne détaillerez pas le drame de l'intitulé des matières. "Histoire de l'économie" et "Marchés européens". Même si j'ai déjà étudié lesdites choses en première année aussi, j'ai juste envie de demander: pourquoi tant de haine ?
Le D-Day direction la "fuck". Oui, comme dans "l'auberge espagnole". J'observe les presque pitchounes qui m'entourent pour mener des pseudo études sociologiques où je compte les beaux garçons (deux), les filles à mèches + vernis rouge + ballerines noires (quatorze).
L'examen durera une heure de moins de prévu, ça ne choque personne. Je m'assieds, ouche les fesses, les chaises d'amphi ne me manquaient pas. Je trouve que ma vie est incroyablement fascinante et je me demande ce que je fais là.
Et puis je lis le sujet. Et là c'est le drame. De l'inutile au plus intense. Type récitez votre plan comptable. L'inutile a au moins un intérêt: je comprends mieux ceux que je prenais pour des boulets à se le réciter dix minutes avant.
Et là je lis l'absurde "Produits et charges en normes IFRS", en dix lignes environ SVP. J'ai lu près des 400 pages sur le sujet cet été. Et c'était un Memento. Même style que de demander une note sur "Les réformes de Sarkozy". L'Enfant m'a fait la même au beau milieu d'une nuit "Parle moi de problèmes politiques, je ne comprends pas" Point positif, j'ai trouvé comment l'endormir vite.
Voici comment, en 1h30 de partiel, j'ai compris que les facultés n'avaient vraiment pas comme objectif de former de futurs professionnels. Mais des gens sachant étudier. Et voici comment - même si j'envisage très fort de suivre quelques cours à Paris 1 - mon master affreusement complexe et terrifiant m'a d'un coup d'un seul manqué.











